l'âne de bretagne

07 janvier 2012

dépaysement

Mélancolie avait le choix :

MOSCOU , visiter le Kremlin, le Mausolée de Lénine,  boire un chocolat au café Pouchkine, écouter les murmures de la Moskova le soir au fond des bois.

LES PAYS BAS, admirer les champs de tulipes rouges et jaunes, de crocus mauves, manger du fromage de dames, regarder tourner les ailes des moulins.

LONDRES, assister au mariage de Kate et William, suivre à pieds les méandres de la Tamise, voler de la marmelade d'orange chez Harrods, et déguster des oeufs au bacon accompagnés d'un thé "Mélange des Indes".

BRUGGES, faire un tour sur les canaux sur une minuscule embarcation, engloutir des dizaines de pralines, déjeuner de filet américain et de gaufres, acheter des mouchoirs en dentelles du pays.

LA FLECHE, visiter le zoo, rire avec les singes, s'attendrir à la vue des lionceaux tétant leur mère, rêver d'être, comme les caméléons, capable de mimétisme, avoir la larme à l'oeil devant l'air misérable des lémuriens captifs.

Que de merveilleux voyages en perspective !

Elle avait le choix, trop de choix.

Mais comment trancher ?

Au petit matin, sa décision était prise, elle ferait une partie de golf miniature à Tourcoing et elle porterait son imperméable à martingale pour l'occasion...

Les plumes d'Asphodèle : les mots en M

il fallait caser : matin, mélancolie, mariage, moulin, mausolée, minuscule, marmelade, mauve, mouchoir, mimétisme, miniature, merveilleux, méandre, murmures, martingale, mélange, misérable.

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02 janvier 2012

bonne année active et iodée

vacances 2011 028vacances 2011 024

pour les tricoteuses et les pêcheurs

ou bien 

pour les tricoteurs et et les pêcheuses

une année 2012 pleine de créativité et de vacances

 

 

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31 décembre 2011

désillusion

Du toc, le salaud, c'était du toc !

Une fois de plus on s'était moqué d'elle.

Dans le petit paquet offert par Emile, Pulchérie avait trouvé un diamant monté sur un anneau d'or. Tellement heureuse, malgré le départ de son amoureux pour la Chine, elle avait montré la belle bague à sa copine Janine, qui était vendeuse dans une bîjouterie de Paimpol. Janine avait observé avec attention le diam à la lumière ; le verdict était tombé : lamentable, c'était du toc , le diamant, mais aussi l'anneau ! Il avait du gagner la bagouze dans une tirette à deux balles de la Fête Foraine annuelle du coin...

Bizarrement, Pulchérie se redressa fièrement : pas question de donner dans les larmoiements, elle allait reprendre sa liberté, laisser tomber ce loustic d'Emile. Il apprendrait qu'agir avec tant de légèreté était impardonnable. Il pouvait bien vivre chez les niakoués si ça lui chantait,traîner dans tous les lupanars de Changaï ou de Canton, faire deux ou trois lardons à une pékinoise, ça lui était égal ....non mais...

Pour l'aider à faire passer la pilule, Janine l'invita gentiment à la Lanterne du Lutin, restaurant costarmoricain réputé pour sa cuisine originale et son décor plus que loufoque. Après avoir dévoré un repas pantagruélique et arrosé de moult boissons alcoolisées, les deux copines sortirent , prêtes à tout casser dans la petite maison du traître. Elles firent ensuite la tournée des bars du coin, luttant au coude à coude chacune à leur tour pour atteindre le comptoir , et bientôt Emile ne fût plus qu'un lointain souvenir dans le cerveau embrumé de Pulchérie.

Vers trois heures du matin, elles s'écroulèrent hilares et titubantes sur la plage de Keranna , là où les amours des deux anciens tourtereaux commencèrent un dimanche.

Ce soir là, la lune était pleine, un vrai temps de loup garou, dit Janine. Elle croyait voir des milliers de  lucioles sautiller sur la mer, et des farfadets courir sur les dunes. Un ronflement lui apprit que  la fiancée éplorée avait sombré dans un profond sommeil.

contribution pour les mots en "L", jeu imaginé par Asphodèle

il fallait placer ces jolis petits mots là : lumière liberté lutter lamentable larmoiement loup lardons lune lanterne lointain lupanar loustic légèreté loufoque luciole lutin

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16 décembre 2011

love story

Son poisson rouge était mort noyé alors qu'elle avait 7 ans, et depuis ce jour Pulchérie ne voulait manger ni poisson, ni crustacé. Mais Émile, le fils du boucher, qui n'aimait pas la viande la fit rapidement changer d'avis.

Le lendemain du bal des pompiers, comme prévu, elle avait fait une promenade sur la plage de Keranna et Émile n'avait pas tardé à faire son apparition. Ils étaient devenus copains (comme cochons)voire plus, parcourant, enlacés, des kilomètres de plage, se baignant, échangeant des kyrielles de baisers, sous l'oeil outré des vieilles qui prenaient le soleil l'après midi, toute coiffe dehors !

Parfois ils allaient à la pêche aux krills. Émile les faisaient griller sur un barbecue de fortune posé à même le sable, Pulchérie mangeait goulûment avec les doigts, en regardant amoureusement son promis. 

Il la charmait en lui contant des histoires de kangourous et de koalas, jolies bestioles qu'il avait pu admirer lors de ses voyages autour du monde. Il racontait la cueillette des kiwis, l'extraction du kaolin, les marchés aux épices, les odeurs, les bruits et les couleurs.

Il faut dire qu' Émile était dans la marine,. Pulchérie aurait préféré l'armée de terre, elle avait un faible pour la tenue kaki et le képi assorti.(sa mère lui avait pourtant dit plus d'une fois que toucher le pompon d'un marin portait bonheur) Heureusement, il n'était pas pilote de chasse, elle avait les kamikazes en horreur.

Leur histoire d'amour les comblait tous les deux, ils faisaient des projets, tout allait pour le mieux. Mais depuis quelques jours, la belle avait le bourdon. Ben oui, un marin c'est pas toujours en perm, ça doit naviguer de temps en temps, et son amoureux allait reprendre la mer, partir pour l'Asie , sur la Jeanne !

Il parlait de son voyage avec tant de faconde qu'elle s'inquiétait ; reviendrait-il ? ne trouverait-il pas une fiancée aux yeux en amandes , là bas ? Il n'y avait pas plus joli garçon de Kerpert à Kergrist Moëlou, de Kerfot à Kermaria Sulard ! Alors , c'est sûr , de l'autre côté de la planète, il en ferait chavirer plus d'une...

Elle essayait de masquer sa tristesse, mais il n'était pas dupe. Il lui promettait des merveilles pour son retour : la bague au doigt, la casbah, un p'tit Lucas, une p'tite Léna. Pour la faire patienter , du Japon il lui enverrait un  kimono .

Le jour du départ arriva. Pulchérie en larmes s'accrochait au bras de son beau marin. Le khôl dont elle avait bordé ses paupières traçaient deux petits routes grises sur ses joues.

Soudain, Émile sortit un tout petit paquet de sa poche. Elle déchira fébrilement le papier. Émue, elle leva vers lui des yeux plein d'étoiles ...

 

c'était mon histoire avec les mots en k  (ou encas!)d'asphodèle.

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04 novembre 2011

un samedi soir en province

Pulchérie, qui en cherchait un, avait mis un temps fou à se préparer : bain moussant et loofah, eye liner et mascara, patchouli et  chinchilla . Dame ! le bal des pompiers c'est qu'une fois par an , et  fallait pas le louper celui là! C'était le plus grand  de la région, toutes les copines y allaient.

En attendant le car, près de l'église, elle jaspinait gaiement avec Thérèse et Janine. Sa jupe d'un beau vert jade lui donnait un air juvénile. Elle l'avait achetée le jeudi précédent, imaginant le moment où du fond de la salle, un beau brun viendrait la chercher pour danser. Elle n'était ni trop courte, ni trop longue, juste ce qu'il fallait pour attirer les regards.

Lorsque les trois copines entrèrent dans l'immense salle de bal, l'orchestre attaquait un madison, de quoi se mettre en jambes!  Pulchérie jubilait, elle savait que sa façon de se trémousser sur la piste  en avait déjà émoustillé plus d'un.

Toute à son affaire, elle sautait en cadence, sans s'occuper de ses voisins. Un juron la fit se retourner : elle avait malencontreusement heurté le vendeur  de Jokari du Paradis du Jouet de Guingamp. Pas de chance, car ce gars là était capable de vous traîner en justice pour beaucoup moins que ça. Elle lui sourit timidement pour s'excuser, il se contenta de hausser les épaules, ouf!

Derrière lui, elle repéra un danseur en pull Jacquard, brun, grand et baraqué, son idéal masculin. Il était en joyeuse compagnie : Robert Mahé, dit Bob l'éponge, André Le Gal, dit Dédé, et Marcel Hamon, dit le Crooner Quand elle les reconnut, elle alerta les copines et elles se précipitèrent pour les embrasser.

Le beau gars en Jacquard fut présenté, Janot Isme, réparateur de juke box à Ploumagoar, et surtout, célibataire. Pulchérie pensa tout de suite à poser ses jalons, mais elle fut devancée par Thérèse. Une bouffée de jalousie s'insinua dans son petit coeur de midinette: jamais elle ne pourrait s'intéresser à un homme sans que cette satanée Thérèse ne la coiffe au poteau ! Pourquoi continuait elle à sortir le samedi avec elle ? C'était la même chose à chaque fois . Pourtant la copine n'avait rien d'un sex-symbole, deux oeufs au plat ne suffisaient pas à remplir son corsage froufroutant, son postérieur bas et large tendait à fond sa jupe démodée... quant à ses yeux, ils étaient trop rapprochés et lui donnaient un air de fouine !

Elle termina sa soirée avec Janine, qui n'avait pas non plus trouvé ballerine à son pied.

Avant de dormir, comme tous les samedis où presque, elle se dit qu'un jour c'est sûr, elle le trouverait son chéri. Et la Thérèse, elle pouvait se le garder le Janot. Avec un nom à coucher dehors comme ça, il ne devait pas avoir inventer l'eau chaude, la machine à courber les bananes et le fil à couper le beurre, au choix.

Après quelques minutes de jérémiades intérieures, elle se consola en se disant que demain c'était dimanche, elle pourrait jouir d'une belle journée ensoleillée et au jusant , elle irait ramasser des coquillages , seule, sur la plage. Peut être qu'Emile, le fils du boucher passerait par là ?

Elle s'endormit, paisible.

 

 jeu des plumes d'Asphodèle : les mots en J.

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14 septembre 2011

panne à ma

pour faire comme Jeanne, je photographie les panamas!

vacances 2011 048

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24 août 2011

moi aussi je veux jouer !

Asphodèle propose toutes les semaines d'écrire un texte comprenant des mots commençant par A B C D E F G , cette semaine c'est le H qui commande! je ne me suis pas inscrite, j'espère qu'elle me le pardonnera, car j'ai bien envie de jouer...

Hector, après quelques hésitations et beaucoup de hurlements paternels, s'était  acheté pour son anniversaire, un hélicoptère. Le désir de survoler la terre tel un Yann Arhus Bertrand le hantait depuis son enfance. C'est par hasard qu'il avait appris qu'une comtesse hongroise voulait se débarrasser du sien. Quand il se trouva devant cette vieille noble des pays de l'est, sorte de haridelle hirsute mais humble, il devina tout de suite qu'elle était sous l'emprise du haschich. En ayant consommé pas mal lui même, il reconnaissait immédiatement les effets de cette substance illicite sur l'être humain. Dans l'hypothèse où la vieille ne lui ferait pas un prix intéressant, il pourrait toujours la menacer de la dénoncer à la brigade des stups. Mais la comtesse, probablement dans une situation financière plus que précaire lui laissa le bel hélico pour le prix d'un bouquet de hiémales, ce qui au mois de janvier, n'avait rien d'extravagant.

Son père, une fois l'achat effectué, le renia ! Il prétendit que l'honneur de la famille était en péril, famille qui ne se déplaçait qu'en Montgolfière depuis deux siècles.

Hector, à 53 ans, au comble de l'humiliation, et décidé a enfin vivre sa vie, planta là le paternel grincheux.

Il convoqua l'harmonie municipale pour son départ qui eut lieu le lendemain au lever du soleil.

Et c'est dans un halo de lumière que les musiciens virent l'engin s'envoler , puis s'écraser quelques dizaines de mètres plus loin dans un pré, provocant une hécatombe chez les hérissons...pauvre Hector, pas facile de voler se ses propres ailes !

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23 août 2011

soirée chic

Hier soir, j'ai dîné avec Nick Small et Charlène Le Brun. C'était dans un restaurant plutôt classe, au début, je me suis sentie comme un éléphant dans un magasin d' Arcopal! Charlène , très élégante dans sa robe de grossesse a peu parlé, laissant Nick s'exprimer. Ils avaient quelque chose d'important à me demander. Les mets étaient raffinés, le décor original. Nick, comme à l'acoutûmée, était excité comme une puce présidentielle, sans doute parce que les vacances touchaient à leur fin, et qu'il était impatient d'avoir ma réponse. Les miennes commençant juste, j'étais beaucoup plus décontractée, le vin m'y aidait un peu aussi (un délicat vin rouge étoilé de 1955)

C'est entre le rôti de veau pommes de terres sautées et le camembert que Nick a posé la question : voudrais tu être la marraine de notre enfant ?

J'ai dit non.....j'ai horreur des dragées .

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15 août 2011

une île

IMG_2310

une belle île, mais malheureusement, il est difficile d'y trouver un logement convenable !

les connaisseurs auront reconnu .................GROIX

Ella et Théodore vous connaissez ?

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11 juillet 2011

grand prix

Pierrôt Bâton, vous savez la p'tite à lunettes qu'a pas la langue dans sa poche, et ben elle m'a décerné un "award", normal, pour une star comme moi, j'comprends pas pourquoi j'en ai pas eu avant, même!

donc je la remercie et je vous montre le truc en or massif qu'elle m'a remis à l'occasion d'une cérémonie grandiose, la foule en délire(trois personnes m'ont  acclamé) je n'en reviens toujours pas !

finalement, je vous le montre pas, j'arrive pas à l'insérer, en même temps , c'est pas un "award" d'informaticienne qu'elle m'a refilé !

donc , fô que je vous dise encore 7 truc sur moi, comme si j'en avais pas assez dit, des choses.

1) je n'ai pas les yeux verts

2) je ne mesure pas 1.75 m

3) je ne pèse pas 50 kilos

4) je ne parle pas le breton , normal, un âne ne parle pas, sauf dans la Comtesse de Ségur ? je sais plus si Cadichon causait ?

5) je n'ai pas un QI de 350

6) j'adore lire

7) je sais faire les meringues (info quand même vachement importante)

Maintenant je dois dédier un award à sept personnes,

alors, les sept nains, vous êtes là ?

Posté par lanedebretagne à 13:20 - Commentaires [7] - Rétroliens [0]